Témoignages (partie 2)

Nicolas - Président, 2A Méca
Nicolas – Président, 2A Méca

Cette année fut riche en expérience. Elle fut enrichissante car elle m’a permis de mieux comprendre le travail de groupe, de me rendre compte des difficultés d’un projet et du temps que celui-ci pouvait prendre. La création d’un véhicule implique des contraintes et des choix pouvant induire des erreurs, de ce fait, ma position dans l’association m’a permis de gérer les imprévus et voir comment y remédier . L’éco-marathon est un excellent moyen d’appliquer et d’approfondir ces connaissances en plus des cursus qui sont proposés à l’école.

Notre petit groupe travaillait dans une bonne ambiance et même si à certain moment nous avons pu douter de la finalisation de l’urban 2, la voir rouler à Londres fut un grand bonheur.

Il faut désormais passer le flambeau et je souhaite bonne chance et réussite au nouveau bureau pour la poursuite du Marathon.

Dorian - Trésorier, 2A Méca
Dorian – Trésorier, 2A Méca

Qu’est-ce que j’ai le plus aimé cette année ?

J’ai vraiment apprécié la bonne ambiance présente au sein de l’association. C’est plus agréable et ça donne envie de s’investir dans le projet. C’est indispensable lorsque l’on doit camper ensemble pendant une semaine. Bien que le groupe n’était pas très grand, je suis très content de cette équipe avec qui j’ai pu partager de bons (et de moins bons ^^) moments tout au long de l’année.

J’ai également apprécié de voir aboutir tout le travail fournit dans l’année. Passer le contrôle technique était une petite victoire, surtout quand on sait d’où on est parti. Mais le meilleur moment fut d’avoir valider un run avec notre voiture. Je suis fier du travail effectué, c’était une très bonne expérience.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile ?

Les difficultés ont été très nombreuses, mais si je devais en retenir une ce serait le respect des deadlines. En effet cette année l’objectif était de partir avec une nouvelle voiture, il a donc fallu passer énormément de temps à réfléchir, apprendre et travailler sur la voiture. Pour pouvoir partir à Londres avec une voiture fonctionnelle nous avons dû nous investir bien plus que nous le pensions au départ. Il était parfois difficile de concilier le Shell avec les études, notamment lors des périodes de partiels. Il y eut des moments où la motivation n’était plus au maximum, mais le désir de finir la voiture m’a permis de continuer.

En plus de l’aspect technique, le Shell m’a permis de découvrir de nombreuses personnes que nous n’avons pas forcément l’occasion de connaitre à l’école. Je pense notamment aux professeurs et techniciens qui ont toujours été présents et disponibles pour aider et bien d’autres.

Enfin le Shell permet de voyager et de découvrir d’autre pays. Ayant participer pendant deux ans, j’ai pu voir Rotterdam et Londres. Il est toujours possible de réserver quelques heures lors de la compétition pour visiter les alentours.

Conclusion : Venez à l’E2M !

 

Baptiste - 1A
Baptiste – 1A

L’Eco-Marathon Shell est le prétexte idéal pour réunir une équipe autour d’un même projet ambitieux, difficile et complet.

L’éventail des compétences mises à l’épreuve pendant le développement du véhicule est très large : capacité à gérer un projet, à prendre des décisions collectives, à innover, concevoir et simuler ; et bien sûr les aptitudes qui touchent à la réalisation. Il faut aussi tenir une documentation pour assurer la pérennité des connaissances d’une année sur l’autre.

L’évaluation de centaines d’heures de travail lors des courses – outre l’expérience de la logistique qu’apporte l’organisation de la semaine de compétition – est un événement très fort et une perspective motivante qui nous pousse à ne pas se décourager dans les périodes difficiles.

Enfin, le fait que tout ceci s’inscrive dans le cadre du développement durable donne au projet un aspect « utile », ce qui renforce l’intérêt qu’on peut lui porter.

Ce que j’ai préféré pendant la compétition : le fait que les équipes d’une même catégorie – pourtant concurrentes – laissent leurs adversaires regarder de près leur véhicule et s’en inspirer.

 

Lisa - Pilote, 1A
Lisa – Pilote, 1A

Lorsque j’ai rejoint l’Ensem Eco-Marathon, je ne connaissais rien à la mécanique et aux voitures. C’est en passant du temps dans l’atelier avec les autres et en cherchant à les aider que j’ai appris pas mal de choses. Au début de l’année, la voiture n’était qu’à son état de squelette mais grâce aux gros investissements de beaucoup d’entre nous, elle a été terminée juste avant la compétition !

Ensuite lorsque nous avons réussi à passer le contrôle technique pour notre toute nouvelle voiture !

Et enfin, un très grand soulagement en tant que pilote, j’ai réussi à valider un run lors de la compétition ! Cette étape était très stressante pour moi car le circuit n’était pas plat à tous les endroits, et on avait tous peur que la voiture cale lors de la montée.

Bref, même si j’avais rechigné tout le long parce que j’ai été désignée pour être la pilote (petite taille, faible poids, blablabla), je ne regrette pas de l’avoir fait puisque je me rends compte que c’est une chance que j’ai eu d’avoir cette expérience !

Ce que j’ai le plus apprécié était le Drivers’ World Championship où j’ai pu appuyer sur le champignon et rouler comme dans une vraie course de voiture (à 50 km/h quand même…).

En avant pour une nouvelle course !

Témoignages (partie 1)

jerome_dillet
Jérôme Dillet – Chercheur au LEMTA

Nouveau véhicule, nouvelle commande moteur et nouveau circuit exigeant ! Quel challenge cette année !

Mais nous avons relevé le défi avec une équipe dynamique et sympathique. Après la joie du run validé, la course de dimanche fut la cerise sur le gâteau.

Je regrette nullement la fatigue et le temps de préparation de l’événement au vu des résultats. En route pour l’année prochaine 😉

Maha - Team manager
Maha – Team manager, 2A Emsys

Seriously, it was a greaaaat experience !! It’s true I wasn’t involved in the technical part as much as the others but I learned how to be organised with the whole paperwork and the travelling !! Le chargement, déchargement keep track of all the boxes ans the money calculations !! We were fasting soi t was hard and it pushed us to our limits but in a good way !! It was one of the best experiences I had in ENSEM and I will miss it !!

 

Essaadia - Vice présidente de l'E2M
Essaadia – Vice présidente de l’E2M, 2A Emsys

Bon déjà on n’était pas trop nombreux ! Et j’ai pas vraiment senti que j’étais dans une équipe : chacun travaillait avec son ami alors que les autres ne savent même pas de quoi il s’agit ! Bon ce qui est bien c’est ce que n’est pas une perte de temps, t’apprends toujours de nouveaux trucs !!

 

 

Jérôme - Adhérent
Jérôme – 2A Sinergie

Le Marathon Shell est une association qui me convient particulièrement bien. En effet je suis une personne intéressée par l’automobile et tout particulièrement dans le domaine sportif et compétitif. Ainsi le marathon Shell m’a permis d’entrer dans ce milieu pendant une période d’une année et de participer à la compétition “Shell Eco Marathon” à Londres.

Le Marathon Shell m’a également permis de pratiquer ma passion pour le “bricolage “ et les technologies modernes. Je fais surtout allusion à l’utilisation de CAO, d’imprimantes 3D, de piles à combustible, de matériaux composites, comme le carbone, et de cartes électroniques pour la commande moteur. J’ai également bien aimé la partie manipulation avec l’aluminium : découverte de fraisage, de tournage et de soudage.

Finalement j’aimerais ajouter que les expériences que j’ai eues à l’Eco-Marathon Shell me seront très utiles dans ma vie future d’ingénieur du point de vue connaissances techniques, autonomie dans un projet et relations humaines.

Ce qui m’a le plus marqué cette année :

plusieurs choses : la rapidité à laquelle nous avons pu finir la voiture, le manque d’organisation en début d’année (je sais c’est pas la plus belle des choses à dire), mais surtout la compétition en elle-même : son ambiance, la rencontre avec des étudiants du monde entier, les résultats de la compétition, notre participation au Driver’s World Championship…

 

Tristan - 1A
Tristan – 1A

Ce qui était le plus difficile : finir à temps la voiture, apprendre à faire du carbone à partir d’une recette méconnue, la réunion avec les sponsors… mais aussi le camping de Londres dans la boue, les douches et sanitaires pas très propres ( :p ), le temps à Londres ^^

Comment j’ai vécu le voyage à Londres : malgré tous les petits pépins que l’on a pu avoir, c’était chouette. Valider le premier des runs de toutes les équipes de la catégorie, c’était incroyable pour toute l’équipe. Participer au driver’s World Championship était aussi une belle expérience. Cependant, toujours un peu de stress pendant la compétition mais j’étais étonné de n’avoir pas autant stressé que par d’autres temps.

Remerciements

Après cette semaine à Londres, nous sommes assez satisfaits du résultat : avec une nouvelle voiture qui affiche un résultat de 145Km/m^3 avec un run validé et une participation à la Drivers’ World Championship, le défi a été relevé avec succès et nous avons amélioré notre record par rapport aux années précédentes. Pourtant, cette année à Londres s’est avérée particulièrement laborieuse : parmi les 13 automobiles dans la catégorie Urban hydrogène, 7 ont pu valider un run sur un circuit comportant de nombreuses difficultés. Nous avons de plus observé les faiblesses de la voiture, que ce soit du côté mécanique qu’électrique. Il est donc important de continuer les efforts fournis cette année afin d’améliorer les performances du véhicule.


Au dénouement de cette compétition, nous souhaitons remercier Jérôme Dillet et Pascal Fontaine pour leur aide importante tout au long de l’année et lors de l’événement.

Nous exprimons également nos remerciements les plus sincères à l’adresse de Christophe Gigant , Eric Blaise, Franck Demeurie, Jérémy Bianchin pour leur investissement dans le projet.

L’équipe de l’ESSTIN et leurs tuteurs ont représenté un important soutien particulièrement au niveau de la logistique, c’est pourquoi nous leur en sommes extrêmement reconnaissants.

Nous exprimons notre gratitude envers Fadi Shari, Jean-Philippe Martin, Noureddine Takorabet, Pascal ThomanSebastien Lejeune, Denis Lallemant, Jaamal Ouhajjou, Matthieu Veber pour le temps passé à travailler sur le projet.

Le personnel de l’ENSEM, et en particulier Jean-Phillipe Auzelle, Jordan Mayer et Nathalie Lacan sans qui nous aurions eu des difficultés à finir le véhicule.

Par ailleurs, nous remercions nos sponsors, que ce soit  d’un point de vue financier, matériel ou logistique.

Merci également aux anciens membres de l’association et à l’équipe pour le travail réalisé.

Pour terminer nous remercions toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à l’aboutissement de cette aventure.


N’hésitez pas à consulter notre site internet ou notre page Facebook pour connaitre les détails de la compétition et avoir un suivi régulier de nos travaux.

L’équipe de l’Ensem Eco-Marathon 2016.

7e jour : drivers’ world championship

Ce dimanche 3 juillet 2016 a eu lieu la première édition du Drivers’ World Championship et nous avons eu la chance d’y participer !

Vous vous demandez ce que c’est? Et bien, il s’agit d’une course entre les Urbans sur 3 tours de piste ! Attention, ce n’est pas si simple : afin de ne pas se détacher de l’idée de basse consommation, chaque véhicule ne dispose que d’un surplus  10% par tour par rapport à sa performance pendant la compétition traditionnelle et la vitesse maximale qu’on peut atteindre est de 50 km/h.

La course se fait entre les gagnants des UrbanConcept de l’Amérique du Nord, de l’Asie et de l’Europe, et le but est de trouver le pilote le plus rapide et le plus économe en énergie.

Il y a tout d’abord une phase de qualification dans trois catégories d’énergie (hydrogène, électrique, thermique) puis les deux meilleurs de chaque catégorie sont sélectionnés pour participer à la finale. Pour les deux places restantes sur la piste, la sélection se fait parmi les 3e de toutes les catégories en prenant ceux qui ont effectué le meilleur temps.

Nous nous sommes levés très tôt pour préparer la voiture à la compétition et nous avons consacré toute la matinée à renouveler les contrôles techniques sur la voiture.

Il y a eu un entraînement sur la piste à midi, puis nous nous sommes rapidement retrouvés sur la ligne de départ pour la qualification. L’événement était grandiose avec un public très enthousiaste, des caméras de partout et l’excitation de participer à un événement mondial!

Cars line-up of the start of the race during Make the Future London 2016 at the Queen Elizabeth Olympic Park, Sunday, July 3, 2016 in London, UK. Today marks the conclusion of the very first Drivers' World Championships, as a head to head race against the 2016 UrbanConcept winners from North America, Asia and Europe to find the quickest and most energy-efficient driver. (Chris Ison for Shell)
Cars line-up of the start of the race during Make the Future London 2016 at the Queen Elizabeth Olympic Park, Sunday, July 3, 2016 in London, UK.

Pour le départ, notre voiture était placée en 5e position. Durant le 1er tour, elle a dépassé tranquillement la voiture en 4e position. Au 2e tour, elle est restée derrière les autres voitures. Au 3e, elle a pris un peu plus de vitesse et la course était serrée entre la voiture des Hollandais et la nôtre. Cependant, juste au début de la montée, le moteur a décroché, ce qui nous a fait perdre la vitesse qu’on a prise pour attaquer la montée. A ce moment-là, le stress est monté pour toute l’équipe car nous nous faisions rattraper par les Hollandais ! Alors la pilote a poussé un peu plus sur le champignon pour tenter de passer rapidement le sommet et nous avons réussi à tenir la 3e place !

The Urban 2, #608, a hydrogen fuel cell UrbanConcept racing for Team Ensem-Eco-Marathon from Ensem Vandoeuvre-Les-Nancy, France, races on the track during Make the Future London 2016 at the Queen Elizabeth Olympic Park, Sunday, July 3, 2016 in London, UK. Today marks the conclusion of the very first Drivers' World Championships, as a head to head race against the 2016 UrbanConcept winners from North America, Asia and Europe to find the quickest and most energy-efficient driver. (Guy Levy for Shell)
The Urban 2, #608, a hydrogen fuel cell UrbanConcept racing for Team Ensem-Eco-Marathon from Ensem Vandoeuvre-Les-Nancy, France, races on the track during Make the Future London 2016 at the Queen Elizabeth Olympic Park, Sunday, July 3, 2016 in London, UK.

C’est dommage de n’avoir pas été retenue pour participer à la finale, mais cette course a été une très bonne expérience pour toute l’équipe. Nous souhaitons pouvoir y participer à nouveau l’année prochaine, et cette fois-ci arriver jusqu’à la finale !

C’est ici que s’achève notre aventure à Londres… Mais nous avons hâte de travailler à nouveau sur notre voiture pour revenir l’année prochaine avec un véhicule amélioré et faire de meilleures performances !

6e jour : suite et fin de la compétition

Aujourd’hui, nous avions une dernière session de run à partir de midi. Nous avons donc pu profiter un peu des activités proposées par Shell : exposition de voitures économes et high-tech, tirs au but, course de mini-voitures, etc, et eu le temps d’observer les runs des prototypes.

Prototypes

 

Pour notre dernier run, nous avions couvert les jantes de plexyglas afin d’améliorer légèrement nos performances. Cependant, lors de la montée de la pente du circuit,  notre véhicule était pris en tenaille par d’autres véhicules concurrents. La pilote a du accélérer afin d’éviter tout risque d’accident mais ceci a provoqué un décrochage du moteur (couple demandé trop important). Il s’est donc arrêté et malheureusement, nous n’avons pu redémarrer alors que nous avions franchi la montée avec succès.

Notre équipe a finalement été classée 7e sur les 13 participants. Nous améliorons notre classement d’une place et notre performance de près de 50% sur un circuit difficile (145km/m3 contre 97km/m3 en 2015).

Results

Après ce quatrième run, notre  équipe a finalement  été sélectionnée pour participer au Drivers’ World Championship qui se déroulera demain. Nous vous l’expliquerons dans le prochain article !

Ce soir c’est la première soirée libre de cette semaine bien remplie et nous en avons profité pour découvrir un peu la ville de Londres. Nous avons également pu faire le traditionnel restaurant à la fin du Shell Eco Marathon !

london

telephone

 

 

 

 

5e jour : début de la compétition

Ce vendredi matin, la compétition a enfin débuté. Les voitures de la catégorie Urban Concept ouvraient le bal à 9h, sous un ciel pluvieux.

Urban Concept cars on the track
Urban Concept cars on the track

1er Run

Lors du premier run, la voiture a perdu toute sa puissance à quelques mètre du sommet du pont et Lisa n’arrivait pas à redémarrer. Nous sommes donc sortis de la course avec trois runs restants.

2e Run

La pilote a retenté sa chance juste après. Nous lui avons conseillé d’appuyer plus sur le champignon pour pouvoir passer la grosse montée. Cette fois-ci, elle a réussi à la franchir 8 fois,  et donc à valider le 2e run ! (Lisa nous a tous fait stresser lors du dernier tour car le moteur a décroché deux fois avant la montée…).

Les 8 tours ont été faits en 41 min 53 s, alors que le temps maximum autorisé est de 43 min, avec une performance de 145km/m^3 d’hydrogène.

Nous étions à ce moment-là la seule équipe dans cette catégorie à avoir validé un run.

3e Run

L’après-midi, la compétition pour les Urbans a repris à 13h45. La pilote repart sur la piste pour tenter maintenant de diminuer la consommation de carburant.

Cependant, un imprévu s’est produit : la voiture a dérapé dans un des derniers virages car le sol était très mouillé. Lisa nous a servi un petit drift, puis a continué son chemin. Néanmoins, nous étions en retard d’une minute sur le parcours. Elle a dû accélérer sur quelques parties du circuit pour combler le temps perdu.

Malgré tout, nous avons quand même pu valider ce run, avec 42 min 08 s et une performance de 143 km/m^3, ce qui est moins bien que précédemment.

Arrivée
Arrivée

A l’arrivée, Lisa a été accueillie par des journalistes et a été interviewée en anglais (aïe aïe aïe!).

Au final, la vie est belle ! dixit Pascal Fontaine. Enfin, la dernière barre de suspension en carbone s’est cassée également mais elle va être  réparée de suite car nous avons une équipe formidable !

Team E2M 2015 - 2016
Team E2M 2015 – 2016

4e jour : entrainements et remorquage

Afin de rouler dès les premiers essais le matin, certains d’entre nous se sont levés à 5h30 du matin pour finir de remplacer les barres de suspension du véhicule. Nous avons mis environ 10h pour les remplacer. Cela donne un ordre d’idée du travail qu’il a fallu fournir pour construire le véhicule.

A 9h30 le véhicule était prêt. Nous avons pu reprendre l’entrainement avec un véhicule plus résistant.

La pilote a effectué plusieurs essais mais n’a pas réussi à finir un tour de circuit. Le problème détecté est du domaine électrique lié au convertisseur de la batterie et la propulsion était régulièrement coupée après le passage des ralentisseurs du circuit.

La pile à hydrogène est donc installée vers midi pour poursuivre les essais dans l’après-midi, lors de la deuxième phase de test.

Alors que la pilote est repartie sur la piste, elle a pu effectuer 4 tours et demi dont 2 toute seule (le reste du temps elle se faisait pousser dans la montée). Lors du dernier tour, la rotule soutenant la roue motrice s’est cassée et le contrôle du véhicule a été perdu un instant mais pas de panique, Lisa est là !

A nouveau, réparations de la voiture ce soir !

3e jour : fin des contrôles et test de la voiture

Aujourd’hui, nous sommes arrivés au paddock à 7h30 pour pouvoir reprendre les contrôles techniques à 8h.

8e étape – Test de la visibilité : pas de problèmes pour la visibilité avant, et pour l’arrière des rétroviseurs bien réglés permettent une bonne vision aussi.

Visibility

9e étape –  Design de la voiture : 100% ENSEM, 100% approuvé !

10e étape – Pile à hydrogène : le schéma électrique était au top pour le contrôleur ! En réglant quelques petits détails, la pile à hydrogène de Jérôme Dillet n’a pu être qu’approuvée !

Pile à hydrogène

Et voilà! Toutes les étapes ont été passées avec succès !Canards

Results

 

Un VIP !

La team manager (Maha) et la pilote(Lisa) ont pu voir Kimi Räikkönen après le meeting des team managers et pilotes.

Kimi

Test de la voiture et du circuit

A 13h45, la piste a été ouverte pour les essais des Urbans.  Nous ne l’avions encore jamais conduite, même sur un parking pour l’essayer, et le tout premier test a donc été effectué directement sur le circuit de la compétition cet après-midi.

Nous avons d’abord installé une batterie pour alimenter le moteur car il s’agissait des premiers tests de la voiture, et on tient à la pile de Jérôme.

Le circuit de la compétition
Le circuit de la compétition. Le circuit de la compétition
Londres - dénivelé du circuit
Londres dénivelé du circuit. On confirme bien la difficulté majeure.

1er essai:

Départ

Le véhicule s’élance doucement, puis prend progressivement de la vitesse.  Après environ 500 mètres, la pilote doit franchir l’obstacle majeur de cette compétition, l’ascension d’une pente de 5% pendant 200 mètres.  Il s’agit ici de bien contrôler le couple de sortie du moteur et la vitesse du véhicule.  Cette partie de circuit est d’autant plus difficile puisqu’un ralentisseur est placé juste avant la montée.

La fameuse cote précédé du ralentisseur dévastateur!
La fameuse côte précédée de son ralentisseur dévastateur!

Pour notre premier essai, Lisa entame la montée avec une vitesse initiale de 27 km/h.  Trop lent, le véhicule s’arrête au milieu de la pente après avoir demandé au moteur de fournir un couple trop important.

2e essai :

On prend beaucoup plus de vitesse, au moins 38 km/h de vitesse en bas de la pente mais surtout au niveau du ralentisseur. La mécanique souffre un bon coup mais rien ne casse pour le moment. Cependant, lors du choc le capot avant se soulève et empêche donc le pilote de poursuivre sa course.

3e essai :

On prend encore plus de vitesse au risque d’endommager la mécanique de la voiture car nous souhaitons vraiment savoir si le véhicule est capable de franchir cette difficulté. La mécanique endure à nouveau les efforts provoqués par le passage au niveau du ralentisseur à 40 km/h. Euh… ça casse mais ça passe. Le véhicule émerge en haut de la montée sous un tonnerre d’applaudissements des membres de l’association. Les barres de suspension en carbone ont subi un sacré coup. Une des barres arrières s’est brisée. Nous sommes donc ce soir en train de changer les barres en carbone par des barres de suspension en aluminium.

 

Au final, la voiture est bel et bien capable de faire des tours de circuit. Il faut maintenant augmenter la fiabilité et les performances du véhicule sur ce circuit difficile.

2e jour : passage aux contrôles techniques

Le véhicule étant prêt vers midi, nous avons décidé de faire des dernières vérifications et modifications du véhicule avant d’attaquer la longue file d’attente pour les contrôles techniques.

Attente

Résultats  des contrôles techniques :

1ère étape – Contrôle du poids de la voiture : 119 kg (32kg de moins que l’Urban 1)

DSC01100

2e étape – Poids de la pilote : 73 kg poids de la pilote avec le leste

Driver Weight

3e étape – Rayon de braquage : il suffisait de tourner le volant 😉

Brake angle

4e étape – Dimensions de la voiture : la voiture est passée au millimètre près au niveau de la largeur et le plancher côté gauche était légèrement trop bas par rapport au sol, nous avons dû la rehausser en regonflant la suspension.

Dimensions

5e étape – Vérification de la ceinture et hauteur du plafond : il fallait bien serrer les sangles pour une question de sécurité et nous avons dû corriger les fixations pour être dans les règles du SEM. Le casque passe assez bien à 5 cm du plafond.

Seat belts

6e étape – Vérification des freins : un disque était mis dans le mauvais sens (pour des raisons techniques) mais cela a été quand même accepté par les commissaires. A noter qu’il faudra le changer l’année d’après. Sur la pente, le véhicule reste bien immobile grâce aux freins.

Brake ramp

7e étape – Temps de sortie : la pilote doit sortir de la voiture en moins de 10s : elle l’a fait en 4s !

Fin des contrôles pour la journée, nous devrons les reprendre le lendemain. Pour aujourd’hui, nous les avons tous validés et nous sommes l’une des premières Urbans à hydrogène à avoir validé 7 étapes des contrôles !

results

1er Jour : Arrivée à Londres

Nous avons voyagé en compagnie des étudiants de l’ESSTIN ce qui a donné lieu à la présentation de nos véhicules respectifs : ils nous ont présenté leur prototype à pile électrique.

Nous sommes arrivés au Queen Elizabeth Olympic Park l’après-midi. L’installation du paddock a été fait par un groupe pendant que l’autre installait le camping. Malgré un long voyage éprouvant  débuté la veille à 2h du matin, l’équipe est impatiente de commencer la compétition.

Installations

Nous avons pu finaliser l’assemblage du véhicule : mise en place de la pile à hydrogène avec la carte de commande, l’essuie-glace, collage des stickers des sponsors et quelques détails techniques.

Installations